PARASITISME

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PARASITISME
PARASITISME

Dans la biosphĂšre, deux types de transferts d’énergie entre organismes vivants sont dominants: la prĂ©dation , qui met en jeu des systĂšmes proie-prĂ©dateur, et le parasitisme , qui met en jeu des systĂšmes hĂŽte-parasite. Dans les deux cas, un organisme se nourrit aux dĂ©pens d’un autre.

Il est gĂ©nĂ©ralement admis que la caractĂ©ristique du parasitisme est qu’il existe, en plus de la relation nourriture, une relation habitat: pour un parasite, l’hĂŽte reprĂ©sente non seulement la table mais aussi la maison. De plus, le transfert d’énergie implique la mort de la proie au moment de l’acte de prĂ©dation tandis que le parasite ne tue jamais d’emblĂ©e l’individu hĂŽte.

Il faut reconnaĂźtre que certaines situations se laissent difficilement classer. Par exemple, les ciliĂ©s de la panse des ruminants, les insectes infĂ©odĂ©s Ă  une plante hĂŽte, les hĂ©matophages tels que les moustiques, les crustacĂ©s cirripĂšdes qui vivent enfoncĂ©s dans la peau des baleines, le perroquet Nestor notabilis qui se nourrit de lambeaux de chair arrachĂ©s Ă  des moutons vivants sont-ils des prĂ©dateurs ou des parasites? Certains cas considĂ©rĂ©s comme inquilinisme, commensalisme ou symbiose pourraient ĂȘtre suspectĂ©s de parasitisme si on les examinait en dĂ©tail.

Les insectes entomophages qui pondent dans le corps d’un autre insecte qu’ils ont prĂ©alablement immobilisĂ©, et qui sera dĂ©vorĂ©, donc tuĂ©, par les larves, sont appelĂ©s parasitoĂŻdes , ce qui traduit l’hĂ©sitation Ă  les considĂ©rer comme des parasites authentiques.

Enfin, certains organismes, qui strictement parlant ne diffĂšrent en rien des parasites, sont pour des raisons historiques et de mĂ©thodologie Ă©tudiĂ©s dans des disciplines diffĂ©rentes. C’est le cas des bactĂ©ries (bactĂ©riologie), des virus (virologie) et des champignons (mycologie).

1. Animaux parasites

L’hĂŽte reprĂ©sentant le milieu oĂč vit le parasite, cela implique des rapports de taille: le parasite doit ĂȘtre plus petit (en volume) que son hĂŽte. Les animaux volumineux sont rarement parasites mais par contre sont souvent les plus parasitĂ©s. Certains embranchements (spongiaires, Ă©chinodermes, urochordĂ©s) ne comptent pas de formes parasites, chez d’autres (cƓlentĂ©rĂ©s, mollusques, vertĂ©brĂ©s), elles sont rares ou exceptionnelles. Ailleurs, les parasites sont plus abondants mais limitĂ©s Ă  certaines classes ou familles. Parmi les crustacĂ©s, les cirripĂšdes, isopodes et copĂ©podes comptent beaucoup d’espĂšces parasites. Dans d’autres embranchements, des classes ou des ordres entiers sont composĂ©s de parasites, opalines ou trypanosomes parmi les protozoaires flagellĂ©s; monogĂšnes, cestodes et trĂ©matodes parmi les plathelminthes. Enfin, il existe des embranchements entiĂšrement formĂ©s de parasites: apicomplexa (sporozoaires) chez les protozoaires, acanthocĂ©phales chez les mĂ©tazoaires.

L’hyperparasitisme est le cas oĂč un parasite est l’hĂŽte d’un autre parasite: amibes parasites d’opalines, haplosporidies parasites de trĂ©matodes larvaires, hymĂ©noptĂšres parasitoĂŻdes d’hymĂ©noptĂšres, eux-mĂȘmes parasitoĂŻdes de lĂ©pidoptĂšres.

L’adaptation au parasitisme

Selon la localisation du parasite chez l’hĂŽte, on peut sĂ©parer trois types de parasitisme:

– Les ectoparasites vivent sur les tĂ©guments de l’hĂŽte et restent ainsi en contact direct avec le milieu extĂ©rieur.

– Les mĂ©soparasites se rencontrent dans l’hĂŽte mais dans des organes ouverts sur le milieu extĂ©rieur (intestin, appareil urinaire ou gĂ©nital par exemple).

– Les endoparasites vivent dans les tissus (musculaires, nerveux), dans des cavitĂ©s fermĂ©es (hĂ©mocƓle des insectes, systĂšme circulatoire des vertĂ©brĂ©s) ou dans des cellules. Ils doivent pĂ©nĂ©trer et sortir de l’hĂŽte par effraction.

Le parasitisme rĂ©sulte de l’adaptation d’organismes au milieu particulier qu’est le milieu vivant. Cette adaptation des parasites revĂȘt parfois des aspects extraordinaires.

La morpho-anatomie est caractĂ©risĂ©e par la tendance gĂ©nĂ©rale Ă  une augmentation de la taille des parasites (lorsqu’on peut la comparer Ă  celle des formes libres apparentĂ©es). Il semble exister une correspondance entre la taille du parasite et celle de l’hĂŽte. Le plus grand nĂ©matode Placentonema gigantissima (8,5 m de longueur)) a Ă©tĂ© rĂ©coltĂ© dans le placenta des baleines. Les adaptations les plus importantes portent sur le dĂ©veloppement et la modification d’organes (ventouses, crochets) destinĂ©s Ă  assurer l’attachement du parasite Ă  l’hĂŽte. Elles sont particuliĂšrement marquĂ©es chez les ectoparasites. On note aussi la rĂ©duction ou la disparition d’organes (locomoteurs, sensoriels) liĂ©s Ă  la vie libre.

Les modifications sont parfois telles qu’il est difficile de situer le parasite dans la systĂ©matique. La sacculine adulte, simple sac appendu sous l’abdomen des crabes, ne ressemble en rien Ă  un crustacĂ©. Seuls les stades libres (Nauplius et Cypris ) qui assurent la dispersion de la sacculine permettent, par leur morphologie peu modifiĂ©e, de les rapprocher des crustacĂ©s cirripĂšdes (cf. ONTOGENÈSE ANIMALE, fig. 1).

Une des principales adaptations anatomiques est l’augmentation, parfois extraordinaire, de l’appareil reproducteur. D’autres sont liĂ©es Ă  l’alimentation: augmentation du volume du systĂšme digestif chez les hĂ©matophages (sangsues, tiques) mais disparition chez certains parasites intestinaux (cestodes, acanthocĂ©phales).

La physiologie des parasites peut ĂȘtre trĂšs voisine de celle des animaux libres chez les ectoparasites, alors qu’elle se modifie chez les mĂ©soparasites et les endoparasites. Ainsi, en ce qui concerne la nutrition, l’absorption transtĂ©gumentaire prend souvent le pas sur la digestion de matiĂšres ingĂ©rĂ©es; par des mĂ©canismes de diffusion simple, de transfert facilitĂ©, de transport actif et mĂȘme d’endocytose au niveau des membranes plasmiques pĂ©riphĂ©riques, elle permet l’acquisition de molĂ©cules trĂšs variĂ©es aux dĂ©pens du milieu hĂŽte environnant. Il est curieux de noter que, dans un mĂȘme habitat, par exemple l’intestin de l’hĂŽte, les nĂ©matodes prennent leurs nutriments par voie digestive, les cestodes et les acanthocĂ©phales par voie transtĂ©gumentaire, tandis que les trĂ©matodes utilisent les deux voies. Certains Ɠufs mĂȘme se nourrissent par absorption Ă  travers la coque: l’embryon des schistosomes n’évolue en miracidium que si le milieu hĂŽte lui fournit une sĂ©rie de molĂ©cules bien dĂ©terminĂ©es.

Les parasites tirent l’essentiel de leur Ă©nergie de la dĂ©gradation du glucose, le plus souvent stockĂ© sous forme de glycogĂšne. Cette glycolyse se fait suivant des voies comparables Ă  celles des animaux libres, mais les processus anaĂ©robies y jouent un rĂŽle plus important. Les parasites ne nĂ©gligent cependant pas la possibilitĂ©, quand elle existe, d’utiliser l’oxygĂšne, mĂȘme rare; certains d’entre eux (nĂ©matodes) possĂšdent des pigments respiratoires trĂšs performants, du type hĂ©moglobine.

La reproduction sexuĂ©e se caractĂ©rise par une fertilitĂ© en gĂ©nĂ©ral trĂšs importante. Elle est parfois accompagnĂ©e d’une multiplication asexuĂ©e rapide et peu consommatrice d’énergie (schizogonie, sporogonie des protozoaires, polyembryonie des hymĂ©noptĂšres parasitoĂŻdes, multiplication larvaire des trĂ©matodes dans le mollusque hĂŽte intermĂ©diaire).

L’évitement immunitaire

Le milieu parasitĂ© est vivant, donc capable de se dĂ©fendre. Qu’il s’agisse d’un invertĂ©brĂ©, oĂč les mĂ©canismes de dĂ©fense sont relativement simples et peu spĂ©cifiques, ou d’un vertĂ©brĂ©, oĂč l’immunitĂ© atteint un haut degrĂ© de complexitĂ© et de spĂ©cificitĂ©, on est Ă©tonnĂ© de voir l’hĂŽte «accepter» le parasite.

L’évitement immunitaire se rĂ©alise par des mĂ©canismes divers. L’un des plus Ă©tonnants (variation antigĂ©nique) est utilisĂ© par certains trypanosomes (protozoaires, agents de la maladie du sommeil, transmis par la mouche tsĂ©-tsĂ©). La maladie est caractĂ©risĂ©e par des «vagues» de forte parasitĂ©mie sĂ©parĂ©es par des «creux» oĂč le parasite est quasi indĂ©tectable; l’intervalle est de 5 ou 6 jours. La membrane plasmique du trypanosome porte une seule protĂ©ine (glycoprotĂ©ine d’un PM de 65 000 daltons, constituĂ©e de 500 acides aminĂ©s) et n’expose donc qu’un unique antigĂšne au systĂšme immunitaire de l’hĂŽte. Celui-ci fabrique des anticorps dirigĂ©s contre cette protĂ©ine et l’effectif des trypanosomes s’effondre au bout de quelques jours. Alors apparaĂźt une nouvelle vague, dont tous les individus portent une mĂȘme et nouvelle glycoprotĂ©ine, non reconnue par les anticorps dirigĂ©s contre celle de la premiĂšre vague. Et ainsi de suite... Les trypanosomes possĂšdent un millier de gĂšnes de glycoprotĂ©ines, susceptibles d’ĂȘtre exprimĂ©s l’un aprĂšs l’autre au cours des vagues successives. Il n’existe qu’un seul site d’expression de ces gĂšnes, ce qui explique qu’une seule glycoprotĂ©ine puisse ĂȘtre prĂ©sente sur la membrane.

Les plasmodiums, agents des paludismes, ne sont exposĂ©s que pendant des temps trĂšs brefs au systĂšme immunitaire puisque, la plupart du temps, ils sont intracellulaires. Libres dans le sang, les parasites n’expriment Ă  leur surface qu’une seule protĂ©ine formant une couche qui se dĂ©tache et se rĂ©gĂ©nĂšre sans cesse dĂšs qu’elle est agressĂ©e par des anticorps. Le systĂšme immunitaire de l’hĂŽte est ainsi trompĂ©, n’attaquant qu’une protĂ©ine que le parasite renouvelle aisĂ©ment.

Quant aux schistosomes, agents des bilharzioses, ils se recouvrent, dĂšs leur pĂ©nĂ©tration, de molĂ©cules empruntĂ©es Ă  l’hĂŽte: ainsi dĂ©guisĂ©, le parasite n’est plus reconnu comme non-soi.

Dans la plupart des cas, les parasites exercent aussi un effet immunodĂ©presseur dĂ» Ă  la libĂ©ration de substances particuliĂšres. Certains insectes parasitoĂŻdes injectent dans le corps de leur victime leurs Ɠufs porteurs d’un virus (baculovirus), et c’est ce dernier qui provoque l’immunodĂ©pression.

Lorsque l’évitement immunitaire est parfait, parasite et hĂŽte constituent un systĂšme au sens complet du terme: il arrive que le dĂ©veloppement d’un trĂ©matode chez un mollusque ne s’accompagne ni d’une rĂ©action ni d’une pathologie. Simplement, le systĂšme hĂŽte-parasite, au lieu d’affecter ses ressources Ă  la production des Ɠufs de l’hĂŽte, les affecte Ă  la production des larves du parasite. Il existe cependant des cas de pathologie parasitaire aboutissant Ă  la mort de l’hĂŽte (parasites se dĂ©veloppant ou s’accumulant dans un organe vital). Lorsque la pathogĂ©nie intĂ©resse seulement les gonades, elles peut se traduire par une castration parasitaire susceptible d’influer sur la dĂ©mographie de la population hĂŽte: exemple des crabes parasitĂ©s par les sacculines (cf. ONTOGENÈSE ANIMALE, fig. 1).

Spécificité

De la formation des systĂšmes hĂŽtes-parasites dĂ©coule le concept de spĂ©cificitĂ© parasitaire. La spĂ©cificitĂ© est un mĂ©canisme d’isolement, ce qui a parfois amenĂ© Ă  comparer individu, population ou espĂšce d’hĂŽte Ă  des Ăźles. Le nombre d’hĂŽtes d’une espĂšce parasite permet de distinguer les spĂ©cificitĂ©s:

– oioxùne : une espùce parasite ne peut vivre que chez une seule espùce hîte;

– stĂ©noxĂšne : une espĂšce peut parasiter quelques espĂšces hĂŽtes proches sur le plan de la systĂ©matique (mĂȘme genre, par exemple);

– euryxĂšne : une espĂšce parasite peut se rencontrer chez des hĂŽtes non apparentĂ©s mais ayant entre eux une ressemblance Ă©cologique.

Il n’existe pas de liaison entre un type de spĂ©cificitĂ© et tel ou tel groupe de parasites.

La spĂ©cificitĂ© au niveau de l’espĂšce se reflĂšte souvent Ă  des niveaux systĂ©matiques plus Ă©levĂ©s. Ainsi, les grĂ©garines stylocephalidae ne parasitent que les colĂ©optĂšres tenebrionidae, les cestodes tetrarhynchidea adultes ne se rencontrent que chez les sĂ©laciens.

Dans les cycles hĂ©tĂ©roxĂšnes, la spĂ©cificitĂ© parasitaire peut ĂȘtre diffĂ©rente suivant le niveau du cycle. Chez les trĂ©matodes, la spĂ©cificitĂ© est le plus souvent oioxĂšne vis-Ă -vis du mollusque premier hĂŽte intermĂ©diaire, euryxĂšne pour l’invertĂ©brĂ© deuxiĂšme hĂŽte intermĂ©diaire et stĂ©noxĂšne pour le vertĂ©brĂ© hĂŽte dĂ©finitif.

Une des consĂ©quences de la spĂ©cificitĂ© est de rĂ©duire les chances de compĂ©tition entre parasites d’espĂšces diffĂ©rentes. Quand, malgrĂ© tout, plusieurs espĂšces coexistent chez un mĂȘme hĂŽte, il y a sĂ©paration des niches, chacune se localisant sur ou dans un organe diffĂ©rent ou mĂȘme dans une partie d’organe. Ainsi cinq Eimeria (coccidies) mĂ©soparasites du lapin s’échelonnent-elles rĂ©guliĂšrement le long de l’intestin (fig. 1). De plus, celles qui se rencontrent dans la mĂȘme portion ne parasitent pas les mĂȘmes cellules de la villositĂ© intestinale et leur localisation Ă  l’intĂ©rieur de la cellule n’est pas identique.

Cycles biologiques

La consommation d’énergie pour la recherche de la nourriture, importante pour les prĂ©dateurs, est extrĂȘmement rĂ©duite pour les parasites; par contre, les modalitĂ©s de la reproduction sont complexes. L’individu hĂŽte Ă©tant mortel, le parasite doit le quitter pour atteindre un nouvel individu hĂŽte, ce qui implique un passage dans le milieu extĂ©rieur. Sauf rares exceptions, le cycle biologique d’un parasite comprend une alternance de phases libres et de phases parasites.

Dans le milieu extĂ©rieur, le parasite se dĂ©veloppe jusqu’à une forme infestante qui doit parvenir Ă  l’hĂŽte dĂ©finitif (par convention, celui oĂč se dĂ©roule la reproduction sexuĂ©e du parasite).

Dans le cycle d’un parasite, trois points sont essentiels: sortie de l’hĂŽte, passage dans le milieu extĂ©rieur, arrivĂ©e et entrĂ©e dans l’hĂŽte. Ces Ă©vĂ©nements n’ont pas la mĂȘme importance selon le type de parasitisme.

Les ectoparasites sont en contact direct avec le milieu extĂ©rieur; la sortie et le passage hors de l’hĂŽte ne constituent pas un vĂ©ritable changement de milieu.

Les monogĂšnes, qui parasitent la peau ou les branchies de poissons, quittent leur hĂŽte sous la forme d’Ɠuf d’oĂč sort une larve ciliĂ©e. Celle-ci nage Ă  la recherche d’un poisson hĂŽte, s’y accroche et gagne son habitat dĂ©finitif oĂč elle se dĂ©veloppe en adulte. Le processus est comparable chez les crustacĂ©s et les mollusques parasites. Chez la majoritĂ© des ectoparasites d’animaux terrestres (tiques, par exemple), il existe aussi un stade libre qui assure le passage dans le milieu extĂ©rieur et l’infestation d’un nouvel hĂŽte. La presque totalitĂ© des ectoparasites prĂ©sente donc un cycle holoxĂšne. En gĂ©nĂ©ral l’infestation est active, les formes de dispersion (qui sont aussi infestantes) sont bien Ă©quipĂ©es pour la recherche et l’accrochage sur l’hĂŽte.

Les mĂ©soparasites vivent dans des habitats (intestin, etc.) ouverts sur le milieu extĂ©rieur. La sortie hors de l’hĂŽte est aisĂ©e, mais implique un changement de milieu. Dans ce milieu diffĂ©rent, les parasites doivent ĂȘtre protĂ©gĂ©s pour poursuivre leur dĂ©veloppement jusqu’au stade infestant. L’arrivĂ©e dans l’hĂŽte se fait en gĂ©nĂ©ral par voie buccale avec la nourriture. Si le parasite parvient dans le milieu extĂ©rieur sous une forme de dispersion protĂ©gĂ©e (Ɠuf ou kyste) et si cette forme est directement infestante, le cycle est holoxĂšne. Si cette forme doit passer par un hĂŽte intermĂ©diaire pour atteindre le stade infestant, le cycle est hĂ©tĂ©roxĂšne.

Le premier cas (cycle holoxĂšne) domine chez les protozoaires intestinaux (flagellĂ©s, amibes, sporozoaires, ciliĂ©s). Les parasites enkystĂ©s sont Ă©vacuĂ©s avec les excrĂ©ments. L’infestation d’un nouvel hĂŽte rĂ©sulte de la consommation d’aliments souillĂ©s porteurs de kystes. Parmi les mĂ©tazoaires, un cycle holoxĂšne existe chez les nĂ©matodes. Leurs Ɠufs, trĂšs rĂ©sistants dans le milieu extĂ©rieur, peuvent ĂȘtre directement infestants ou Ă©clore et donner une larve infestante elle aussi protĂ©gĂ©e.

Les cycles hĂ©tĂ©roxĂšnes sont communs chez les mĂ©tazoaires parasites. La forme de dispersion, nageante dans le milieu aquatique ou protĂ©gĂ©e dans le milieu terrestre, parvient dans un hĂŽte intermĂ©diaire oĂč elle devient stade infestant. Cet hĂŽte intermĂ©diaire appartient Ă  une chaĂźne alimentaire de l’hĂŽte dĂ©finitif. La plupart des cycles des cestodes, des acanthocĂ©phales, de beaucoup de nĂ©matodes rĂ©pondent Ă  ce schĂ©ma.

Le cycle des trématodes est plus compliqué car il comprend deux formes de dispersion séparées par une multiplication larvaire dans un mollusque hÎte intermédiaire (fig. 2).

Les endoparasites ont un cycle le plus souvent hĂ©tĂ©roxĂšne. Sortie et entrĂ©e dans l’hĂŽte se font par effraction. Celle-ci est le fait soit du parasite lui-mĂȘme, soit d’un vecteur.

Les femelles gravides de la filaire de MĂ©dine (Dracunculus medinensis ) percent la peau de l’hĂŽte pour libĂ©rer les larves dans l’eau. La larve infestante qui se forme dans un copĂ©pode hĂŽte intermĂ©diaire, ingĂ©rĂ©e par l’homme avec l’eau de boisson, traverse la paroi intestinale et donne l’adulte dans le tissu conjonctif sous-cutanĂ©.

Plus gĂ©nĂ©ralement, le vecteur est un invertĂ©brĂ© hĂ©matophage (moustique, punaise, tique, sangsue etc.). Le parasite parvenu dans cet hĂŽte avec le sang ingĂ©rĂ© se transforme en stade infestant qui revient dans l’espĂšce hĂŽte initiale Ă  l’occasion d’un nouveau repas sanguin. Un tel cycle hĂ©tĂ©roxĂšne existe chez les trypanosomes, les plasmodiums, les filaires.

Dans tous les types, il peut apparaĂźtre des hĂŽtes supplĂ©mentaires non obligatoires mais facilitant, par leur Ă©cologie, le succĂšs du cycle. Ces hĂŽtes, dits paratĂ©niques sont porteurs de la forme infestante et s’intĂšgrent dans une chaĂźne alimentaire de l’hĂŽte dĂ©finitif – cas du nĂ©matode Syngamus et de nombreux acanthocĂ©phales (fig. 3).

La transmission peut prendre une allure extraordinaire. En se multipliant dans une tique, les Babesia envahissent les ovules et par là les larves de cette tique. Ces larves, dÚs leur naissance, peuvent transmettre la Babesia au vertébré hÎte (transmission transovarienne). La larve infestante du nématode Uncinaria lucasi pénÚtre chez un phoque femelle et atteint la glande mammaire. Avec le lait, elle est ingérée par le jeune phoque chez qui elle donne un adulte intestinal.

La découverte des hÎtes

L’existence d’une spĂ©cificitĂ© Ă©troite, et par consĂ©quent le peu de choix laissĂ© aux parasites, rend la dĂ©couverte des hĂŽtes problĂ©matique, du moins en apparence. La solution la plus communĂ©ment invoquĂ©e est la trĂšs grande fĂ©conditĂ© des parasites: la dĂ©couvertes des hĂŽtes est facilitĂ©e par la simple augmentation des probabilitĂ©s de rencontre, elle-mĂȘme liĂ©e au grand nombre. Cependant, les organismes parasites ne comptent pas sur le seul hasard pour rencontrer leurs cibles vivantes. D’autres adaptations groupĂ©es sous le nom de mĂ©canismes de favorisation interviennent dans beaucoup de transmissions parasitaires. Les helminthes en offrent des exemples frappants.

Le cycle des schistosomes comporte deux hĂŽtes: un mollusque et un vertĂ©brĂ©; du mollusque aquatique sortent des milliers de cercaires qui infestent le vertĂ©brĂ© par pĂ©nĂ©tration transcutanĂ©e. Ainsi, Schistosoma mansoni , agent de la bilharziose intestinale, infeste l’homme au cours des baignades, des travaux mĂ©nagers de lavage et des travaux agricoles. Les cercaires, qui sont incapables de se nourrir au cours de leur nage, n’ont que quelques heures pour trouver un hĂŽte (fig. 4). La rencontre avec celui-ci est favorisĂ©e par un rythme circadien de la sortie des cercaires qui se produit entre 9 h et 17 h, avec un maximum vers 11 h, coĂŻncidant avec la frĂ©quentation humaine de l’eau. Il s’agit d’une adaptation chronobiologique. On en observe d’aussi spectaculaires chez les filaires (nĂ©matodes); ainsi les microfilaires de Wuchereria bancrofti , qui Ă©voluent chez les moustiques, se rassemblent dans les vaisseaux sanguins superficiels des malades, lĂ  ou le moustique pourra les ingĂ©rer, en fin de journĂ©e, c’est-Ă -dire au moment oĂč les moustiques piquent.

Le cycle du trĂ©matode Microphallus papillorobustus comporte trois hĂŽtes: un mollusque, un petit crustacĂ© aquatique (gammare) et un oiseau (goĂ©land). Du mollusque sortent les cercaires qui pĂ©nĂštrent chez les gammares oĂč elles deviennent des mĂ©tacercaires; l’oiseau s’infeste en avalant des gammares porteurs de mĂ©tacercaires. On a montrĂ© que les mĂ©tacercaires s’installent dans le systĂšme nerveux des gammares et altĂšrent le comportement de ces petits crustacĂ©s. Les gammares parasitĂ©s restent en surface et s’agitent quand un oiseau s’approche, au lieu de s’enfouir dans la vĂ©gĂ©tation et de s’immobiliser comme le font des gammares sains. On devine que ce comportement aberrant augmente fortement la probabilitĂ© de rencontre entre le trĂ©matode et l’oiseau.

Cet exemple illustre l’utilisation d’un maillon de chaĂźne alimentaire. Le parasite se fixe sur une proie naturelle du prĂ©dateur hĂŽte ou la pĂ©nĂštre et exerce un effet pathogĂšne de maniĂšre Ă  l’affaiblir et Ă  faciliter sa capture. Si le cas prĂ©cĂ©dent est spectaculaire, des exemples comparables ne manquent pas et se rencontrent dans des groupes de parasites trĂšs variĂ©s.

Les processus de favorisation doivent ĂȘtre interprĂ©tĂ©s comme des adaptations parmi d’autres, sĂ©lectionnĂ©es pour leur caractĂšre avantageux quant Ă  la transmission. En ce sens, le parasitisme apporte une illustration trĂšs riche Ă  la thĂ©orie nĂ©o-darwinienne de l’évolution biologique.

D’ailleurs, il ne faut pas oublier que, en habitant un ĂȘtre vivant, le parasite se trouve dans un milieu qui, Ă  grande Ă©chelle de temps, Ă©volue. On peut donc poser la question: quelle est l’influence de l’évolution de l’hĂŽte sur l’évolution propre de ses parasites? Par exemple, la cladogenĂšse des hĂŽtes se traduit-elle par une cladogenĂšse des parasites? En se basant sur des critĂšres morpho-anatomiques, des arbres gĂ©nĂ©alogiques superposables (du moins en partie) ont Ă©tĂ© proposĂ©s pour certains groupes, tels les monogĂšnes parasites de sĂ©laciens. Si cette Ă©volution parallĂšle est une rĂ©alitĂ©, elle soulĂšve une nouvelle question, celle de l’existence de pressions sĂ©lectives rĂ©ciproques de la part de l’hĂŽte et du parasite, dĂ©finissant les processus connus sous le nom de coĂ©volution . Les analyses gĂ©nomiques et les calculs des distances gĂ©nĂ©tiques Ă  l’intĂ©rieur des groupes d’hĂŽtes et des groupes de parasites permettront, Ă  court ou moyen terme, d’élucider l’interprĂ©tation Ă©volutive des systĂšmes hĂŽte-parasite.

2. Chez les végétaux

Environ 95 p. 100 des plantes parasites sont des Champignons appartenant Ă  tous les grands groupes fongiques. Les 5 p. 100 qui restent sont des BactĂ©ries (Eubacteria et Mycobacteria seulement; cf. BACTÉRIES), des Algues (trĂšs peu nombreuses: quelques DinophycĂ©es, ChlorophycĂ©es et RhodophycĂ©es), une Gymnosperme (Podocarpus ustus , de Nouvelle-CalĂ©donie), des Angiospermes dicotylĂ©dones (certaines familles seulement: cf. ANGIOSPERMES). Aucune Bryophyte, aucune PtĂ©ridophyte (lycopodes, prĂȘles, fougĂšres), aucune Angiosperme monocotylĂ©done n’est parasite.

Les hĂŽtes des parasites vĂ©gĂ©taux sont surtout des plantes vasculaires et, presque aussi nombreux, des animaux terrestres: Insectes (tous les grands groupes; cf. INSECTES), MammifĂšres (principalement domestiques), homme. On connaĂźt aussi des Champignons parasites d’autres Champignons, ainsi que des Algues parasites d’Algues. Les DinophycĂ©es parasites, organismes exceptionnels, vivent dans des CopĂ©podes marins [cf. CRUSTACÉS].

Du saprophytisme au parasitisme

BactĂ©ries et Champignons prĂ©sentent, en commun, le caractĂšre d’ĂȘtre aplastidiĂ©s (leurs cellules ne contiennent pas de plastes, organites intracellulaires dont la vocation est de produire de la chlorophylle) et sont fondamentalement hĂ©tĂ©rotrophes, c’est-Ă -dire incapables d’élaborer, Ă  partir d’élĂ©ments minĂ©raux, les matĂ©riaux organiques (nutrilites et vitamines) nĂ©cessaires Ă  la construction et Ă  la multiplication de leurs cellules. Nombreux sont ceux qui prĂ©lĂšvent ces matĂ©riaux dans les milieux organiques naturels (corps en dĂ©composition, humus): on les appelle saprophytes . Or beaucoup de saprophytes manifestent une propension plus ou moins marquĂ©e Ă  rechercher leur nourriture organique chez un hĂŽte vivant, en d’autres termes Ă  devenir parasites. Tous les degrĂ©s existent dans cette propension: le saprophyte ne devient parasite que dans des conditions plus ou moins rarement rĂ©alisĂ©es; ou bien, au contraire, le parasitisme est la rĂšgle et le retour Ă  la vie saprophytique exceptionnel ou impossible. Tous les intermĂ©diaires existent ainsi, chez les BactĂ©ries et les Champignons, entre les parasites facultatifs, les parasites prĂ©fĂ©rentiels et les parasites obligatoires.

Effets toxiques et toxi-infectieux

De nombreux Champignons et BactĂ©ries pathogĂšnes sont, en rĂ©alitĂ©, des saprophytes: ayant pĂ©nĂ©trĂ© dans l’hĂŽte par ses orifices naturels ou par des blessures, ils produisent une toxine diffusible. Chez les animaux, cette exotoxine se rĂ©pand trĂšs vite par voie sanguine, entraĂźnant rapidement la mort (diphtĂ©rie, tĂ©tanos). Chez les vĂ©gĂ©taux, sans milieu intĂ©rieur, la diffusion lente crĂ©e, autour de l’agresseur (nombreux «parasites de blessures»), une aurĂ©ole de cellules mortes, dans laquelle il pĂ©nĂštre et qu’il Ă©tend Ă  mesure qu’il se dĂ©veloppe, causant des destructions finalement trĂšs Ă©tendues. Dans tous les cas, la BactĂ©rie ou le Champignon ne prolifĂšrent que dans des tissus prĂ©alablement tuĂ©s (parasites nĂ©crotrophes ).

Plus gĂ©nĂ©ralement, la toxine produite par le Champignon ou la BactĂ©rie est peu diffusible (endotoxine): la destruction des tissus de l’hĂŽte et la prolifĂ©ration du microbe sont concomitantes. Ces processus peuvent ĂȘtre rapides (infections aiguĂ«s, qui sont propres Ă  l’organisme animal, oĂč le sang facilite grandement la propagation de l’agresseur) ou lente (infections chroniques: abcĂšs «froids» de la tuberculose humaine; chancres des vĂ©gĂ©taux).

Effets tuméfiants

Les tumeurs produites chez des animaux ou des vĂ©gĂ©taux, par certains Champignons ou BactĂ©ries parasites, croissent lentement et n’atteignent qu’un volume limitĂ©; elles n’offrent aucun caractĂšre cancĂ©reux. Tels sont les mycĂ©tomes de l’homme et des animaux domestiques, causĂ©s par certains ActinomycĂštes et Champignons parasites, ainsi que les galles bactĂ©riennes observĂ©es chez des vĂ©gĂ©taux divers. Une mention spĂ©ciale doit ĂȘtre faite d’Agrobacterium tumefaciens , agent des galles du collet (crown gall ) de nombreux vĂ©gĂ©taux. Cette BactĂ©rie provoque des tumeurs, dans lesquelles les cellules ont subi une modification physiologique profonde: elles continuent de prolifĂ©rer, mĂȘme lorsque le microbe a disparu et, greffĂ©es sur des hĂŽtes sains, se multiplient indĂ©finiment en produisant de nouvelles galles. Le microbe induit ainsi, en quelques heures, une transformation durable, qui fait d’une cellule normale, soumise aux corrĂ©lations intraorganiques, une cellule prolifĂ©rant de maniĂšre anarchique et illimitĂ©e, semblable Ă  une cellule cancĂ©reuse.

Particularités du parasitisme fongique

Les BactĂ©ries parasites prĂ©fĂšrent les animaux, les Champignons parasites les vĂ©gĂ©taux. Les tissus vĂ©gĂ©taux, normalement acides, contrairement Ă  ceux des animaux, sont, pour les BactĂ©ries, gĂ©nĂ©ralement alcalinophiles, un milieu peu favorable. De plus, les solides parois des cellules vĂ©gĂ©tales offrent, Ă  la pĂ©nĂ©tration des corps bactĂ©riens, des obstacles que ceux-ci ne rencontrent pas dans les tissus animaux. Les BactĂ©ries ne peuvent guĂšre pĂ©nĂ©trer dans une plante vasculaire que par des blessures. Tandis qu’un filament mycĂ©lien, sorti d’une spore germĂ©e sur une feuille, peut s’allonger jusqu’à rencontrer la voie d’entrĂ©e facile qu’est un ostiole stomatique. Les hyphes germinatifs de certains Champignons sont mĂȘme capables de perforer les Ă©paisses cuticules foliaires. À l’intĂ©rieur d’une feuille ou d’une tige, les filaments mycĂ©liens, qui forment des ensembles cohĂ©rents, s’insinuent dans les lacunes aĂ©rifĂšres, dissolvent, par des enzymes pectinolytiques, le ciment qui unit les cellules et dĂ©sagrĂšge peu Ă  peu les tissus. Certains Champignons (mildious, rouilles, etc.) disposent du remarquable pouvoir de percer les parois cellulaires de l’hĂŽte et d’émettre un diverticule simple ou ramifiĂ© (suçoir), qui pĂ©nĂštre Ă  l’intĂ©rieur des cellules (fig. 5); ce suçoir y prĂ©lĂšve des substances solubles provenant de la dĂ©sintĂ©gration de matĂ©riaux appartenant Ă  un protoplasme vivant: cette biotrophie , mĂ©canisme trĂšs subtil, est l’inverse de la nĂ©crotrophie (cf. supra , Du saprophytisme au parasitisme ) et unit Ă©troitement le parasite Ă  l’hĂŽte qui lui fournit un aliment spĂ©cifiquement Ă©laborĂ©. Dans la biotrophie, qui condamne l’hĂŽte Ă  un affaiblissement progressif allant jusqu’à l’épuisement, l’aspect trophique, privatif, du parasitisme se manifeste souvent Ă  l’état presque pur.

De l’autotrophie au parasitisme

Les faits prĂ©cĂ©demment relatĂ©s ne concernent que des organismes aplastidiĂ©s, fondamentalement hĂ©tĂ©rotrophes: l’évolution du parasitisme Ă  partir du saprophytisme n’est pas surprenante, et l’on comprend que les parasites vĂ©gĂ©taux appartiennent, en grande majoritĂ©, aux BactĂ©ries et aux Champignons. Il est, par contre, Ă©tonnant de constater que des organismes chlorophylliens, douĂ©s du pouvoir de photosynthĂšse et donc autotrophes, se sont adaptĂ©s Ă  la vie parasitaire. Certains d’entre eux sont restĂ©s autotrophes, tout en devenant parasites stricts. Chez d’autres, le pouvoir de photosynthĂšse s’est affaibli ou a Ă©tĂ© perdu: mais mĂȘme dans les cellules de ces parasites sans chlorophylle subsistent, sceau de la photosynthĂšse ancestrale, des plastes incolores. Ces plantes physiologiquement dĂ©gradĂ©es par le parasitisme sont aussi morphologiquement transformĂ©es: leur appareil vĂ©gĂ©tatif tend Ă  se rĂ©duire au systĂšme absorbant. Chez tous les autotrophes ou anciens autotrophes devenus parasites stricts, l’aspect organique du parasitisme est Ă©vident.

Les Algues parasites

Certaines ChlorophycĂ©es sont parasites de plantes vasculaires. Les feuilles persistantes des arbustes du sous-bois, dans les forĂȘts des tropiques humides, sont un substrat favorable pour beaucoup d’organismes: BactĂ©ries, Champignons, Algues vertes, Lichens. La plupart de ces Ă©piphylles , qui se dĂ©veloppent lentement sur les cuticules en utilisant les nutrilites excrĂ©tĂ©s par la feuille, sont des saprophytes. Cependant, certaines ChlorophycĂ©es du genre Cephaleuros (ChĂŠtophorales), pĂ©nĂ©trant, sinon Ă  l’intĂ©rieur des feuilles, du moins dans l’épaisseur des cuticules, sont des semi-parasites; C. virescens peut causer, dans certaines conditions, des dĂ©gĂąts apprĂ©ciables dans des plantations de thĂ©iers. D’autres Algues, encore mal Ă©tudiĂ©es, vivent et accomplissent tout leur cycle dans les parenchymes foliaires; les moins mal connues sont les Phyllosiphon , parasites des AracĂ©es: les filaments siphonĂ©s de ces Algues ne contiennent plus de chlorophylle et vivent en parasites stricts; ils forment, en fin de cycle, des spores intensĂ©ment vertes dont le devenir est inconnu.

Mais c’est chez les RhodophycĂ©es marines que le parasitisme algal est le plus dĂ©veloppĂ© et le plus intĂ©ressant. Les Algues rouges parasites sont toutes dĂ©pourvues de pigments assimilateurs (chlorophylle et phycoĂ©rythrine). Deux cas doivent ĂȘtre distinguĂ©s. Ou bien l’hĂŽte et le parasite sont systĂ©matiquement trĂšs Ă©loignĂ©s; ainsi Harveyella mirabilis (CryptonĂ©miale) vit aux dĂ©pens de Rhodomela confervoides (Ceremiale): le parasite et l’hĂŽte appartiennent Ă  deux ordres diffĂ©rents (alloparasitisme normal). Ou bien, le parasite et l’hĂŽte, bien que distincts (le parasite ne contient pas de chlorophylle et ses caractĂšres morphologiques sont simplifiĂ©s par rapport Ă  ceux de l’hĂŽte), paraissent trĂšs Ă©troitement et manifestement apparentĂ©s: leurs organes reproducteurs sont identiques, et le mode d’insertion du parasite sur l’hĂŽte ne comporte pas de sĂ©paration entre les cellules de l’un et de l’autre. Le parasite serait un mutant sans chlorophylle ne pouvant plus vivre en autotrophie et qui se serait fixĂ© sur un individu frĂšre normal (adelphoparasitisme; , frĂšre).

Les végétaux vasculaires parasites

Les végétaux vasculaires parasites appartiennent à certaines familles seulement et sont tous parasites obligatoires.

La plupart des ScrophulariacĂ©es (Tubiflorales) parasites sont annuelles (Rhinanthus , Euphrasia , Striga , etc.); produisant en grand nombre des graines minuscules, elles disposent d’un pouvoir d’infestation Ă©levĂ©, renouvelĂ© chaque annĂ©e. Dans le sol, leurs racines Ă©mettent des suçoirs dans celles des espĂšces voisines. Leur tige feuillĂ©e est verte, et le parasite ne prĂ©lĂšve, dans l’hĂŽte, que de la sĂšve brute (hĂ©miparasitisme ), ce qui peut suffire, cependant, Ă  l’affaiblir considĂ©rablement.

Les cuscutes (ConvolvulacĂ©es, Tubiflorales), elles aussi annuelles et produisant d’innombrables petites graines, n’ont plus de feuilles, et leur pouvoir photosynthĂ©tique est diminuĂ© (teneur en chlorophylle peu Ă©levĂ©e). Leurs tiges, filiformes et volubiles, enlacent les rameaux feuillĂ©s de leurs hĂŽtes: Ă  chaque point de contact, la cuscute Ă©met un suçoir qui pĂ©nĂštre jusqu’aux tissus conducteurs de l’hĂŽte.

D’autres vĂ©gĂ©taux vasculaires sont pĂ©rennes, et leurs hĂŽtes sont aussi des plantes pĂ©rennes, gĂ©nĂ©ralement des arbustes ou des arbres.

Les LoranthacĂ©es (gui, par exemple; ordre des Santalales) n’ont plus de racines; elles vivent fixĂ©es sur les branches des arbres dans lesquelles elles prĂ©lĂšvent toute la sĂšve brute qui leur est nĂ©cessaire. Mais leurs feuilles sont vertes et normalement dĂ©veloppĂ©es. Ces plantes sont parasites parce que dĂ©pourvues de racines et non parce que leur pouvoir de photosynthĂšse est dĂ©ficient.

Les OrobanchacĂ©es (Tubiflorales), BalanophoracĂ©es (Santalales) et RafflĂ©siacĂ©es (Aristolochiales) n’élaborent plus de chlorophylle. Ces plantes, physiologiquement trĂšs dĂ©gradĂ©es, dĂ©pendant de leur hĂŽte pour toute leur nutrition minĂ©rale et organique, sont aussi fortement marquĂ©es morphologiquement. Leur appareil vĂ©gĂ©tatif est trĂšs rĂ©duit: chez Thonningia , BalanophoracĂ©e euryxĂšne parasite des arbres de la forĂȘt tropicale africaine, cet appareil consiste en racines souterraines, ou cordons (fig. 2), qui captent celles des hĂŽtes; en pĂ©nĂ©trant dans le parasite, chaque racine dĂ©termine la formation d’une galle dans laquelle les faisceaux libĂ©ro-ligneux de l’hĂŽte se ramifient en d’innombrables petites branches; ces ramifications assurent l’irrigation, donc la nutrition des tissus du parasite. Chez les RafflĂ©siacĂ©es, l’appareil vĂ©gĂ©tatif consiste en cordons parenchymateux anastomosĂ©s, sans vaisseaux, s’insinuant, comme un mycĂ©lium de Champignon, dans le cambium de l’hĂŽte. Dans les trois familles, l’appareil vĂ©gĂ©tatif produit, Ă  l’extĂ©rieur de l’hĂŽte, des inflorescences ou des fleurs solitaires. Les fleurs (cf. ANGIOSPERMES, planche II: fleurs de clandestine; FLEUR, photo d’une fleur de Rafflesia , la plus grande fleur connue, dont le diamĂštre atteint un mĂštre) s’épanouissent au niveau du sol ou au sommet d’une courte hampe florale; celles des BalanophoracĂ©es, minuscules, sont groupĂ©es sur une inflorescence ressemblant Ă  un carpophore de Champignon.

parasitisme [ parazitism ] n. m.
‱ 1719; de parasite
1 ♩ Condition d'un ĂȘtre vivant qui vit sur un autre en parasite (II).
2 ♩ PrĂ©sence de parasites dans un organisme, dans un organe. Parasitisme intestinal.
3 ♩ Mode de vie du parasite (I). « Avec l'ignoble tendance au parasitisme qu'avaient les gens de sa gĂ©nĂ©ration » (Montherlant).

● parasitisme nom masculin PrĂ©sence et mode d'existence des parasites dans certains organes ou tissus. État d'un organisme qui vit aux dĂ©pens d'un organisme d'une autre espĂšce, que l'on appelle l'hĂŽte. État, mode de vie de quelqu'un qui vit aux crochets d'autrui : Parasitisme social.

parasitisme
n. m.
d1./d état du parasite, de la personne qui vit aux dépens d'autrui.
d2./d BIOL Condition de vie d'un parasite.

⇒PARASITISME, subst. masc.
A. —BIOL. [Corresp. Ă  parasite I B 1; p.oppos. Ă  commensalisme (dĂ©r. s.v. commensal) et Ă  prĂ©datisme (rem. s.v. prĂ©dation)]
1. (Condition de) vie d'un parasite (animal ou vĂ©gĂ©tal), d'un ĂȘtre vivant en gĂ©nĂ©ral qui subsiste aux dĂ©pens d'un autre. Parasitisme des Protozoaires; aspects divers du parasitisme; Ă©volution du parasitisme. Il est un ordre de faits (...) qui ont Ă©tĂ© particuliĂšrement mis en Ă©vidence Ă  la fin du XIXe siĂšcle, ce sont ceux relatifs au parasitisme, c'est-Ă -dire la vie obligatoire de certaines espĂšces sur —ou dans —d'autres espĂšces rigoureusement dĂ©finies pour chaque cas, et aux dĂ©pens de celles-ci (Hist. gĂ©n. sc., t.3, vol. 1, 1961, p.414). Le bilan gĂ©nĂ©ral du parasitisme se solde par une perte pour l'exploitĂ© et un gain pour l'exploitant. Il semble donc, Ă  premiĂšre vue, assez facile de sĂ©parer le parasitisme du commensalisme (Biol. t.2 1970):
‱ ♩ Le parasitisme, entraĂźne donc, de par la spoliation de l'hĂŽte, un Ă©tat plus ou moins morbide qui dĂ©finit la maladie parasitaire (...). Les modalitĂ©s du parasitisme sont multiples selon que les parasites sont fixes ou errants. Ainsi on peut reconnaĂźtre un parasitisme intermittent comme chez les DiptĂšres adultes: mouches, moustiques...; un parasitisme continu comme chez les Acariens: gales, poux, etc.
Animaux 1981.
— En partic. État de parasite; mode d'existence des parasites. Parasitisme continu ou provisoire. Le parasitisme de l'albumen (...) se marque parfois par la diffĂ©renciation de vĂ©ritables suçoirs (PLANTEFOL, Bot. et biol. vĂ©gĂ©t., t.1, 1931, p.51).
♩Parasitisme absolu. ,,PropriĂ©tĂ© d'un virus de ne pouvoir se reproduire qu'Ă  l'aide des ARN messagers et des ribosomes de sa cellule-hĂŽte. C'est l'un des cinq caractĂšres fondamentaux qui dĂ©finissent un virus`` (MĂ©d. Biol. t.3 1972).
2. PrĂ©sence de parasites chez un ĂȘtre vivant (dans son sang, dans l'un de ses organes). Parasitisme sanguin, intestinal. Il est facile d'Ă©liminer (...) les pigmentations localisĂ©es d'origine externe, telles que celles qui succĂšdent (...) au parasitisme cutanĂ© (JOSUÉ, GODLWESKI ds Nouv. TraitĂ© MĂ©d. fasc. 8, 1925, p.354).
3. État d'un organisme parasitĂ©, infestĂ© par des parasites. En effet, ces maladies se montrent sous forme de cas isolĂ©s, d'apparence accidentelle, comme s'il s'agissait du parasitisme fortuit chez l'homme de champignons rĂ©pandus dans la nature (LONGERON ds Nouv. TraitĂ© MĂ©d. fasc. 4, 1925, p.478).
B. —[Corresp. Ă  parasite I A 3; Ă  propos d'une pers. Ă  l'Ă©gard d'une autre pers. ou de la collectivitĂ©]
1. Mode d'existence d'un individu qui (Ă  l'instar de l'animal parasite) vit et prospĂšre aux dĂ©pens d'autrui. La sĂ©curitĂ© de mon parasitisme est compromise. J'ai dispersĂ© les plumes de mon nid douillet. Il va falloir dĂ©guerpir (RENARD, Écorn., 1892, p.115). On lit d'avance, dans le regard des fortunes (...) le soupçon (...) de l'adresse obligĂ©e, d'une espĂšce de parasitisme, d'Ă©corniflage qu'ils tolĂšrent (ARNOUX, Solde, 1958, p.23).
2. Condition, état (de l'individu qui vit ainsi en) parasite. Il [l'impÎt] attaque le travailleur dans sa liberté et dans sa conscience, dans son corps et dans son ùme, par le parasitisme, les vexations, les fraudes qu'il suggÚre, et la pénalité qui les suit (PROUDHON, Syst. contrad. écon., t.1, 1846, p.294). De temps en temps seulement (...) elle remettait et faisait redescendre Anatole à l'humble place qu'il avait dans la maison, à l'infériorité et au parasitisme de sa position (GONCOURT, Man. Salomon, 1867, p.338). Les ouvriers reprochent leur parasitisme à ceux qu'ils nomment ronds de cuir (WILBOIS, Comment fonct. entr., 1941, p.12).
3. En partic. [Au niveau soc.] Parasitisme social. Le parasitisme consommant improductivement une partie de la richesse collective, il se fait dans le produit net du travailleur un vide qui restreint ses moyens d'Ă©change (PROUDHON, CrĂ©at. ordre, 1843, p.278). Il faut rĂ©agir contre la tendance de certains sociologues Ă  gĂ©nĂ©raliser la notion de parasitisme pour l'introduire en sociologie; tout ĂȘtre qui vit et prospĂšre aux dĂ©pens d'autrui serait pour eux un parasite; les sinĂ©cures, la simple concurrence Ă©conomique, seraient des faits de parasitisme (GOBLOT 1920). Le parasitisme social peut prendre des formes trĂšs variĂ©es, depuis la dĂ©linquance, l'e.ploitation, le chantage, la corruption, la violence pour s'assurer des moyens ordinaires d'existence jusqu'Ă  la prostitution et la mendicitĂ© (BIROU 1966).
4. Au fig. [Corresp. Ă  parasite II; Ă  propos d'un inanimĂ©] CaractĂšre encombrant, perturbateur ou nuisible d'une chose et p.mĂ©ton. cette chose considĂ©rĂ©e comme une tare. La crise elle-mĂȘme et les questions qu'elle soulĂšve en moi seront la matiĂšre des derniers fragments d'une Ă©tude que je dĂ©barrasserai du parasitisme des souvenirs insignifiants (BOURGET, Disciple, 1889, p.65). L'idĂ©alisme de la vie intĂ©rieure, qui mĂ©prise l'argent, comme un parasitisme, oublie qu'il n'en a le droit que s'il y a renoncĂ©; mais l'idĂ©alisme qui pousse sur un terreau argentĂ© et prĂ©tend s'en dĂ©sintĂ©resser, est le pire parasitisme (ROLLAND, Âme ench., t.2, 1925, p.55).
Prononc. et Orth.:[]. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist.1. a) 1719 «mode de vie du parasite» (N. GUEUDEVILLE, trad. Les ComĂ©dies de Plaute, La Persane, vol. 8, 145, Leyde, Vander Aa ds QUEM. DDL t.7); b) 1808 «fait de vivre aux dĂ©pens de la sociĂ©té» (Ch. FOURIER, ThĂ©orie des quatre mouvements, IIIe part., 6, concl. ds DUB. Pol.: le «Parasitisme» [...] spolie le Corps social); 1898 parasitisme social (MASSART et VAN DER VELDE, Parasitisme organique et parasitisme social, Paris ds Gde Encyclop.); 2. 1832 biol. (A. G. DE CANDOLLE, Physiol. vĂ©gĂ©t., I, 1462 ds Fonds BARBIER: De l'influence que les vĂ©gĂ©taux exercent les uns sur les autres [...] Du faux parasitisme); 1899 parasitisme vrai (Gde Encyclop.); 3. 1966 psychiatrie parasitisme mimique (MOOR). DĂ©r. de parasite; suff. -isme. Cf. angl. parasitisme, att. en 1611 ds COTGR., s.v. escorniflerie. FrĂ©q. abs. littĂ©r.:37.

parasitisme [paʀazitism] n. m.
ÉTYM. 1719; de parasite, I. et II., et -isme.
❖
———
I Mode de vie du parasite (I., 1. et 2.).
1 Mais la Patience est forte dans le Parasitisme : c'est sa vertu dominante, régnante toujours triomphante.
Plaute, la Persane, trad. 1719, in D. D. L., II, 7.
2 Avec l'ignoble tendance au parasitisme qu'avaient les gens de sa gĂ©nĂ©ration, mĂąles et femelles, durant ces annĂ©es-lĂ , elle vivait six mois en Bretagne, chez la cousine Ă  hĂ©ritage, et six mois Ă  Paris, chez des amis (
)
Montherlant, les Célibataires, II, I.
———
II (1832).
1 Biol., cour. État d'un ĂȘtre vivant qui vit sur un autre (parasitisme vrai, commensalisme, mutualisme
). On dit aussi, dans ce sens, parasitisme faux ou pseudo-parasitisme. — Biol. Mode de vie du parasite (II., 1.), dit parfois parasitisme vrai (→ Parasite, cit. 8). || Parasitisme intraspĂ©cifique, oĂč le mĂąle, profondĂ©ment dĂ©gradĂ©, est parasite de la femelle.
2 Présence de parasites dans un organisme, dans un organe. || Parasitisme intestinal.
❖
COMP. Pseudo-parasitisme, xénoparasitisme.

Encyclopédie Universelle. 2012.

Regardez d'autres dictionnaires:

  • parasitisme — m. parasitisme [cf ci dessus] 
   Diccionari Personau e Evolutiu

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   WikipĂ©dia en Français

  • PARASITISME — n. m. Habitude de vivre en parasite, aux dĂ©pens d’autrui. En termes de MĂ©decine et d’Histoire naturelle, il dĂ©signe la Condition d’un corps organisĂ© qui vit sur un autre corps organisĂ©, qu’il en tire ou non sa nourriture 
   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 8eme edition (1935)

  • parasitisme — (pa ra zi ti sm ) s. m. 1°   Habitude du parasite ; profession, Ă©tat du parasite. 2°   Condition d un ĂȘtre organisĂ© qui vit sur un autre corps organisĂ©, qu il en tire ou non sa nourriture. ÉTYMOLOGIE    Parasite 
   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile LittrĂ©

  • parasitisme — pa|ra|si|tis|me Mot Pla Nom masculĂ­ 
   Diccionari CatalĂ -CatalĂ 

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